Des cours d’arabe et de turc proposés à la rentrée dans les écoles primaires d’Évreux

Ecrit par Hakan Akgün, 2018-03-31 21:10:40


Enseignement. Les élèves scolarisés en primaire à Évreux se voient proposer à nouveau des cours de langues étrangères en plus de l’enseignement obligatoire. Seules deux seront proposées en septembre. Explications.

« Notre fille est en classe de CP à Paul-Bert, elle nous a rapporté un formulaire de son école pour savoir si nous serions intéressés par des cours d’arabe ou de turc, explique ce parent d’élèves, domicilié à Évreux, un peu surpris de cette proposition. Pourquoi ne proposer que ces deux langues et pas d’autres ? » Ces heures de langues étrangères s’inscrivent dans le cadre du dispositif de l’Éducation nationale baptisé Elco, comme Enseignements de langue de culture et d’origine.

L’ANGLAIS, LANGUE DE LA MONDIALISATION

D’autres parents expriment une inquiétude : « Beaucoup d’élèves qui entrent en 6e ne savent pas lire correctement le français, rappelle Gérard Alleron, parent d’élèves à Navarre, à Évreux. Est-ce rendre service aux enfants d’origine étrangère qui ont d’abord intérêt à apprendre bien le français que de leur enseigner une 3e langue puisque l’anglais est dispensé en primaire ? » Un autre parent d’élève, qui souhaite rester anonyme, déclare : « Enseigner l’anglais, je comprends, c’est absolument indispensable avec la mondialisation. L’anglais permet de voyager et de travailler partout dans le monde. Ce n’est pas le cas du turc ni de l’arabe ».

« RICHE DE LA DIVERSITÉ »

« Ces cours sont proposés dans toutes les écoles et pas seulement celles des quartiers, c’est une première chose, souligne Driss Éttazaoui, (Modem), vice-président de l’Agglo d’Évreux (EPN) à la Politique de la Ville, et d’origine marocaine. Mes enfants scolarisés à Isambard ont suivi des cours d’arabe. Ils ne remplacent pas mais s’ajoutent à l’anglais » Les cours d’arabe n’intéressent pas que les Français d’origine maghrébine, assure Driss Éttazaoui : « Je connais des Gaulois entre guillemets qui ont inscrit leurs enfants à ces cours d’arabe. » Et l’élu de parler de racines : « Il est important pour mes enfants de connaître leurs origines. Et ça n’est pas un frein à leur ancrage dans notre République. Mes enfants connaissent La Marseillaise, pas l’hymne national marocain [...] Je ne crois pas qu’il faille opposer les cultures, les langues, les modes de vie. Nous sommes riches de cette diversité, c’est mon avis, et je suis profondément attaché à mon pays, qui donne sa chance à tous ».

Richard MESNILDREY
L’intégralité de l’article sur Paris Normandie

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