Annulation des meetings turcs en Europe

lundi 6 mars 2017

Le Premier ministre turc, Binali Yildirim, s’est entretenu, samedi, au téléphone avec la Chancelière allemande, Angela Merkel, sur le meeting annulé en Allemagne auquel devait assister le ministre turc de la justice Bekir Bozdag.

Dans une déclaration à la presse, Yildirim a affirmé que les prochains meetings, qui seraient prévus en Allemagne autour du référendum du 16 avril, prendraient un chemin différent.

Il a également rappelé que les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Mevlut Cavusoglu et Sigmar Gabriel, devront se réunir la semaine prochaine pour discuter de toutes les questions en suspens entre les deux pays.

Jeudi, la mairie de Gaggenau a retiré une autorisation qu’elle avait préalablement accordée à l’« Union des démocrates turcs européens » pour tenir un meeting, évoquant un problème de capacité d’accueil. Le ministre turc de la justice devait y assister en tant qu’orateur.

A la suite de cette décision, le ministère turc des Affaires Etrangères a convoqué, le jour même, l’ambassadeur d’Allemagne en Turquie, Martin Erdmann.

Erdogan fustige l’Allemagne

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan a fustigé, dimanche, l’Allemagne après que les ministres turcs ont été empêchés de tenir des rassemblements publics dans deux villes allemandes, dans le contexte du référendum prévu le 16 avril, en Turquie.

S’exprimant lors d’une réunion de la Fondation pour la Femme et la Démocratie (KADEM) à Istanbul, Erdogan a accusé l’Allemagne de reproduire les pratiques nazies du passé.

"Ils ne laissent pas nos amis [ministres de la Justice et de l’Economie], s’exprimer en Allemagne, laissez-les faire. Pensez-vous qu’interdire à un ministre turc de prononcer un discours [en Allemagne] aboutira au vote "Non" à la place du "Oui " ? s’est interrogé le président turc.

« Allemagne, vous n’avez rien à voir, ni de près de loin, avec la démocratie. Vos pratiques récentes ne sont pas différentes de celles des nazis du passé », a-t-il ajouté.

Le président Erdogan, a, par ailleurs, considéré que les amendements constitutionnels qui feront l’objet d’un référendum, le 16 avril prochain, permettront d’assurer la stabilité de la Turquie, et la participation des jeunes dans les prises de décision.

La municipalité de la ville allemande de Gaggenau avait retiré, jeudi dernier, une autorisation qu’elle avait préalablement accordée à l’« Union des démocrates turcs européens » pour tenir un meeting, évoquant un problème de capacité d’accueil. Le ministre turc de la justice, Bekir Bozdağ, devait y assister en tant qu’orateur.

Bozdag a par la suite annulé sa visite en Allemagne au cours de laquelle il devait s’entretenir avec son homologue allemand.

La ville allemande de Cologne avait également annulé, dimanche dernier, un meeting similaire au cours duquel le ministre turc de l’Economie, Nihat Zeybekci devait prononcer un discours. La cité avait invoqué des « craintes sécuritaires ».

A la suite de ces mesures, le ministère turc des Affaires Etrangères a convoqué, jeudi dernier, l’ambassadeur d’Allemagne en Turquie, Martin Erdmann, pour des explications.

Le ministre turc de l’Economie, Nihat Zeybekci

Le ministre turc de l’Economie, Nihat Zeybekci, s’est dirigé, dimanche, vers la ville allemande de Cologne, pour participer à un meeting organisé par la communauté turque, au sujet du référendum sur les amendements constitutionnels, prévu pour le 16 avril prochain.

Le ministre de l’Economie a déclaré à la presse, dans la province de Denizli, avant son départ : « Nous ne pouvons pas accepter l’annulation par l’Allemagne d’un événement auquel je devais participer à deux reprises ».

Il a ajouté : « Je vais participer à un autre événement dans la même ville, je ne pense pas que nous ferons face au moindre problème cette fois-ci ».

L’interdiction d’un meeting turc aux Pays-Bas

Les ministres turcs des Affaires étrangères et du Tourisme, Mevlut Cavusoglu et Nabi Avci, ont critiqué l’interdiction, par les Pays-Bas, d’un événement, qui devait avoir lieu sur son territoire, autour de la campagne référendaire en Turquie.

« Nous avons entendu que les Pays-Bas annoncent eux aussi qu’ils n’autoriseraient pas l’organisation de meetings dans les lieux publics. Qu’est ce que c’est que ça ? Où sont la démocratie et la liberté que vous essayez de nous apprendre ? Elle est où la liberté de la société ? C’est ça votre conception de la démocratie ? », a réagi Cavusoglu lors d’une visite effectuée à Antalya.

Et d’ajouter : « Désolé, vous ne pouvez pas nous empêcher. Nous allons où nous voulons aller et nous nous réunirons avec nos concitoyens ».

De son côté, le ministre du Tourisme et de la Culture a considéré « ces [derniers] développements comme graves ». « J’espère qu’ils recouvrent la raison, renoncent à leurs erreurs et se rappellent des drames antérieurs générés par [de pareilles décisions] xénophobes », a-t-il prévenu.

« Nous irons à la rencontre de nos citoyens en Europe, et ce ne sont pas les traitres du PKK, irrités par nos liens solides avec nos ressortissants, qui nous en empêcheront », a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlu Cavusoglu.

Le chef de la diplomatie turque a tenu ces propos lors de l’inauguration d’un projet de développement dans la province d’Antalya, en présence du ministre des Eaux et Forêts Veysel Eroglu.

En réponse aux mesures prises par l’Allemagne et les Pays-Bas, interdisant aux ressortissants résidents sur leur sol d’organiser des meetings concernant le référendum, Cavusoglu a déclaré :

« Certains pays européens veulent maintenir la Turquie faible pour être en mesure de l’administrer et de la diviser. C’est pour cela que ces Etats soutiennent les organisations terroristes PKK et Gülen ».

Le ministre des Affaires étrangères a appelé les citoyens turcs, à « connaître tous ces faits avant de voter lors du référendum sur les amendements constitutionnels, prévu en avril prochain ».

La municipalité de la ville allemande de Gaggenau avait retiré, jeudi dernier, une autorisation qu’elle avait préalablement accordée à l’« Union des démocrates turcs européens » pour tenir un meeting, évoquant un problème de capacité d’accueil. Le ministre turc de la justice, Bekir Bozdağ, devait y assister en tant qu’orateur.

Bozdag a par la suite annulé sa visite en Allemagne au cours de laquelle il devait s’entretenir avec son homologue allemand.

La ville allemande de Cologne avait également annulé, dimanche dernier, un meeting similaire au cours duquel le ministre turc de l’Economie, Nihat Zeybekci devait prononcer un discours. La ville allemande avait invoqué des « craintes sécuritaires ».

A la suite de ces mesures, le ministère turc des Affaires Etrangères a convoqué, jeudi dernier, l’ambassadeur d’Allemagne en Turquie, Martin Erdmann, pour des explications.

Une réunion est prévue entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, mercredi prochain, pour examiner la question.

Source : AA


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