Emre Mor / Alessandro Florenzi : Du dynamisme à la dynamite.

mercredi 26 octobre 2016, par Engin

Emre Mor / Alessandro Florenzi : Du dynamisme à la dynamite.

par ; J-G Lozato, professeur d’italien à l’E.N.S.G,U.PE.L.M.V (Université Paris-Est), auteur de recherches universitaires en 3ème cycle sur le football italien comme phénomène de société.

Le football est bien le sport où toutes les morphologies peuvent apporter une pierre à l’édifice collectif.

Concernant le front de l’attaque, il y a eu des avant-centres ou des ailiers de toutes tailles, de toutes corpulences.
Cela va du très grand et frêle Peter Crouch aux grands et costauds Zlatan Ibrahimovic et Luca Toni, en passant par des gabarits standards (Alexander Frei, Antoine Griezmann, Kubilay Turkyilmaz, Burak Yilmaz, Filippo Inzaghi) ou plus petits (Paolo Rossi,Romario).

Actuellement, un mouvement de fond amorcé depuis une petite dizaine d’années met à l’honneur les joueurs de petite taille dans l’entre-jeu. Ce mouvement est le produit du jeu à une touche de balle prôné par le football espagnol. Cette caractéristique s’est même étendue aux ailes ou de manière plus élargie aux couloirs. Ceci afin de dynamiser le jeu.

Les jeunes Emre Mor et Alessandro Florenzi en sont la parfaite illustration. Deux petits génies amenés à se rencontrer ?

DEUX PROFILS PROCHES MALGRE DES REPOSITIONNEMENTS.

Le turc Emre Mor est un vrai attaquant, le plus souvent rendant ses meilleurs services sur le flanc gauche de l’attaque. Florenzi, lui, est italien et officie sur le couloir gauche ou droit, aussi bien en tant que milieu qu’en tant qu’arrière latéral. Parfois même en ailier ou faux ailier. Le premier joue en championnat allemand (Borussia Dortmund). Le deuxième en championnat italien (à l’A.S Roma). L’international turc né au Danemark mesure 1,68 mètre. L’international italien mesure 1,72 mètre. Tous deux se situent encore au début de leur carrière mais ont déjà su se singulariser positivement au cours du dernier Championnat d’Europe des Nations organisé sur le sol français en juin 2016.

UN APPORT NON NÉGLIGEABLE.

L’apport que ces deux joueurs effectuent pour leurs équipes respectives est cette petite touche technique subtile, une fois sur deux inattendue, et partant d’un coté. Déstabilisant ainsi les lignes adverses. Sauvant des situations (Emre Mor a produit un véritable festival pendant la seconde mi-temps du dernier Turquie-Ukraine, limitant ainsi la casse à 2-2 ; Florenzi sauvant son équipe nationale de façon acrobatique lors de l’Euro 2016,en détournant un ballon adverse envoyé au bord de sa ligne de but, s’improvisant fréquemment ailier centreur ou occasionnellement meneur).

DYNAMISER PUIS DYNAMITER.

Les deux joueurs de poche représentent l’avenir du football. Un football mondial dont l’épicentre pourrait bien se consolider en Méditerranée. Tout du moins en Europe du Sud, dans l’univers latino-méditerranéen avec une petite enclave turque...

Alors pourquoi pas, un jour, voir évoluer dans le même club ces deux joueurs, dynamisant leur équipe par cette éventuelle bipolarité, dynamitant leurs adversaires ? En Italie,Allemagne,Turquie ?

UNE FUTURE COLLABORATION ?

La dernière hypothèse est loin d’être fantaisiste. En effet, certains italiens ont agi en pionniers dans la Super Lig (De Sanctis, Prandelli). Certains turcs nés à l’étrangers s’y sont ressourcés (Kubilay Turkyilmaz).

Les ailiers ont souvent eu droit de cité du coté du Bosphore (Didier Six alias Dundar Siz, Hasan Sas...). Les deux jeunes maîtres artificiers turc et italien ont tout pour prolonger ce principe.


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