Nationalisme et relations avec l’UE

Ecrit par Aysin, 2008-04-21 10:34:40


Le nouveau rapport de la Fondation des Etudes Economiques et Sociales (TESEV) intitulé « Le nationalisme et les relations Turquie-UE » dément l’assertion selon laquelle il y aurait une flambée du nationalisme en Turquie et affirme que les relations Turquie-UE sont basées sur des peurs réciproques.

1/ Le nationalisme en Turquie

Le Professeur Umut Özkırımlı de l’université de Bilgi d’Istanbul a tout d’abord mis l’accent sur le fait qu’il n’y avait ni poussée, ni baisse du nationalisme en Turquie. Il a ensuite relevé que les débats sur le nationalisme reposaient sur 3 mythes :

- 1er mythe : L’augmentation du nationalisme

D’après le Professeur Özkırımlı, le nationalisme peut devenir plus visible, plus tranchant ou agressif en temps de crise sous l’influence de certains événements. Toutefois, selon lui, il n’y a pas une poussée du nationalisme en Turquie.

- 2ème mythe : La distinction entre le nationalisme ethnique et le nationalisme républicain

Cette distinction serait utilisée pour créer le sentiment qu’il y a un « bon » nationalisme (le nationalisme républicain) et un « mauvais » nationalisme (le nationalisme ethnique). Selon le Professeur Özkırımlı, le nationalisme ethnique qui repose sur des considérations comme la « race » et le « lien de sang » étant devenu archaïque, les nationalistes mettent aujourd’hui l’accent sur la défense d’une homogénéité linguistique et culturelle ce qui a pour conséquence d’ôter toute pertinence à la distinction entre le nationalisme républicain et le nationalisme ethnique .

- 3ème mythe : L’indivisibilité et l’unicité de la nation c’est-à-dire l’homogénéité de la nation turque

Ce dernier mythe reposerait sur divers nationalismes.

2/ Les rapports Turquie-UE

D’après le Professeur Umut Özkırımlı, les relations Turquie-UE reposent sur des peurs réciproques. Le nationalisme se nourrit de ces peurs en même temps qu’il les produit.

Au niveau européen, les peurs que suscite la candidature turque sont par ordre de priorité l’immigration, les problèmes identitaires et la sécurité. Du côté turc, les craintes se cristallisent sur la perte de souveraineté et le séparatisme.

D’après les rapports établis par des instituts indépendants et officiels ces peurs sont d’une part exagérées et d’autre part ont pour origine des perceptions qui ne reposent pas sur des faits concrets.

Source : Paris’ten Türkiye

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