La Turquie n’est pas en rupture avec l’Occident

mardi 7 mars 2017

Le vice-Premier ministre turc Mehmet Simsek a déclaré : "nos relations avec l’Occident ne sont pas en rupture, elles vont se poursuivre, c’est également dans notre intérêt, mais nous devons davantage les équilibrer".

Simsek a abordé les sujets d’actualités lors d’une émission télévisée sur la chaine CNN Türk, mardi à Ankara.

A une question sur les annulations de meeting en Allemagne, Mehmet Simsek a répondu que l’approche de ce pays n’était pas juste, et que cette crise passagère n’aura pas une répercussion sur les investissements et les apports de capitaux étrangers, "La Turquie fait une réforme importante de sa constitution, trois millions d’électeurs turcs vivent en Europe et vont participer au scrutin du 16 avril, qu’ils soient partisans ou opposés à la réforme, nous devons les rencontrer" avant de poursuivre :

"Nos relations avec l’Occident ne sont pas en rupture, elles vont se poursuivre, c’est également dans notre intérêt, mais nous devons davantage les équilibrer".

Concernant la réforme constitutionnelle et la campagne référendaire en cours, la vice-Premier ministre a rappelé qu’il était normal en période électorale, de connaitre une phase de flottement et d’incertitude, mais qu’à l’issue les choses rentreraient très rapidement dans l’ordre si le "oui" l’emporte mais qu’au contraire en cas de victoire du "non" l’incertitude et les craintes risquaient de se poursuivre, affectant inéluctablement l’économie.

Sur la politique monétaire américaine et des probables augmentations des taux d’intérêts par la Banque centrale américaine (Fed), Simsek s’est exprimé ainsi : "cela (les taux d’intérêts) a déjà été chiffré pour le court terme mais si à moyen terme, la politique monétaire des Etats-Unis se normalise, c’est à dire, si l’augmentation des taux d’intérêts se poursuit, voir s’accélère, alors les pays émergents comme la Turquie en ressentiront les effets négatifs".

Simsek a également déclaré que si la menace terroriste en Turquie disparaissait alors cela aurait pour effet une valorisation de la monnaie nationale face aux autres devises.

"Si la menace terroriste diminue, et que les choses se normalisent en Syrie, alors cela aura un impact positif sur le tourisme, le commerce et les équilibres extérieurs en faveur de la Turquie" a-t-il précisé.

Mehmet Simsek a, pour finir, répondu à une question sur le fond d’investissement turc mis en place en début d’année, rappelant qu’il était encore trop tôt pour en tirer des conclusion, que les entreprises se trouvant dans le fond d’investissement ne seront pas favorisées et seront soumis aux mêmes règles que les autres.

Source : AA


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