L’UE et la Turquie se réunissent pour tenter de gérer les flux migratoires

lundi 7 mars 2016, par Hakan

Les chefs d’Etat et de gouvernement des 28 Etats membres de l’Union européenne rencontreront dès midi trente le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu pour tenter de trouver des solutions au flux continu de réfugiés qui traversent la mer Egée depuis la Turquie pour rejoindre l’Europe. Les dirigeants européens poursuivront la réunion entre eux et discuteront du sort de l’Espace Schengen, rudement éprouvé par les mesures prises unilatéralement par certains pays qui veulent limiter le nombre de demandeurs d’asile passant par chez eux.

L’Union européenne et la Turquie se sont déjà mis d’accord sur un plan d’action, fin novembre 2015, pour que les réfugiés syriens, qui fuient en masse leur pays en guerre, restent en Turquie, en échange d’une aide financière européenne de trois milliards d’euros. Cette aide doit aider la Turquie à scolariser les enfants, à ouvrir son marché du travail aux réfugiés et à surveiller ses frontières communes avec l’Europe.

Mais les effets de l’accord tardent à se faire sentir, et l’hiver n’a ralenti qu’à la marge les arrivées de réfugiés sur les plages grecques.

La Grèce, longtemps dépassée par ces arrivées massives, a souvent laissé partir les réfugiés vers le nord (Suède, Danemark, Allemagne, Autriche, Belgique), en passant par la route des Balkans.

Espace Schengen menacé

Mais les pays de transit, et certains pays de destination, ont commencé à rétablir des contrôles à leurs frontières, menaçant le principe même de l’Espace Schengen, la libre circulation.

La Commission européenne a présenté vendredi une feuille de route destinée à sauver l’Espace Schengen et à supprimer tous les contrôles aux frontières internes de l’Union d’ici à la fin de l’année. Cette feuille de route sera discutée ce lundi. Dans le projet de conclusions que les chefs d’Etat et de gouvernement doivent approuver ce lundi, on peut lire qu’il "est mis fin au flux irrégulier de migrants par la route des Balkans occidentaux : cette route est désormais fermée", selon Le Soir qui a pu consulter le document.

Pas de "mini-sommet"

Aucun "mini-sommet" n’était prévu lundi matin, contrairement à l’habitude qui s’était installée récemment. Avant le sommet UE-Turquie du 29 novembre, les pays les plus concernés par la crise migratoire, de la Grèce à la Suède en passant par l’Allemagne et la Belgique, s’étaient réunis avec le Premier ministre turc pour défricher le terrain. Le même format s’était réuni avant le sommet de décembre. La réunion prévue avant le sommet de février avait par contre été annulée au dernier moment, Ahmet Davutoglu étant retenu à Ankara qui venait d’être victime d’un attentat.

Depuis, les relations entre la Grèce et l’Autriche se sont fortement tendues, après que l’Autriche a accueilli une réunion officieuse avec plusieurs pays des Balkans, sans inviter la Grèce, pour décider de fermer la frontière entre la Macédoine et la Grèce, bloquant de facto les réfugiés côté grec.

Source : Belga


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