Le terroriste assassin Hampig Sassounian échoue encore à obtenir une libération conditionnelle

lundi 9 février 2015, par Maxime Gauin

Exclusivité sur la Toile francophone : le terroriste arménien Hampig Sassounian a vu sa quatrième demande de libération conditionnelle rejetée par le tribunal d’application des peines de Los Angeles.

Rappel des faits

Le 28 janvier 1982, Kemal Arıkan, consul général de Turquie à Los Angeles, est assassiné —neuf ans et un jour après l’assassinat de son prédécesseur — par deux terroristes des Commandos des justiciers du génocide arménien (CJGA), une organisation criminelle créée en 1972 par la Fédération révolutionnaire arménienne (FRA) et mise en sommeil vers 1986 [1]. L’un des tueurs, Hampig Sassounian (alors âgé de dix-neuf ans), est arrêté, puis condamné, en première instance (1984) et en appel (1986), à la réclusion criminelle à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, pour assassinat commis en raison de la nationalité de la victime — sur la base de plusieurs témoignages et grâce à l’analyse révélant la présence de poudre sur sa main gauche. En 2002, une procédure de révision conduit à changer la peine en perpétuité avec vingt-cinq ans de sûreté ; le parquet de Los Angeles fait appel, puis renonce après un accord avec l’assassin, qui reconnaît enfin son crime et déclare renoncer à la violence.
Depuis 1982, le terroriste Hampig Sassounian bénéficie du soutien sans faille de son parti, la FRA, soutien qui se manifeste par le paiement intégral de ses frais d’avocats et par des visites régulières en prison, mais aussi par une longue série de déclarations rédigées, sur les deux rives de l’Atlantique, dans le style le plus outrancier. En 2006, 2010 et 2013, le tribunal d’application des peines a rejeté les demandes d’Hampig Sassounian, visant à obtenir une libération conditionnelle.

L’audience du 6 février 2015

La date même de l’audience fut surprenante, car lors de la précédente audience, il avait été annoncé qu’Hampig Sassounian ne pourrait pas demander à sortir de prison avant juillet 2016. Non seulement l’audience fut avancée de plus d’un an, mais l’avocat du terroriste, le regrettable Mark Geragos, s’est montré encore plus provocateur et agressif que d’habitude. Il a d’abord demandé le renvoi de l’audience, afin de plaider cette fois contre la présence de deux avocats, David Saltzman et Günay Evinch, représentant la Turquie. Le tribunal a refusé. Me Geragos a aussi demandé l’exclusion de Me Evinch seul (on se demande pourquoi), ce qui fut également refusé. Puis, Me Geragos a demandé aux magistrats de ne pas tenir compte des observations présentées par l’Assembly of Turkish American Associations (ATAA) sur le cas Sassounian et le terrorisme arménien en général, ni de la note transmise par l’ambassadeur Serdar Kılıç, ni des courriers adressés par le ministère turc des Affaires étrangères et le ministère turc de la Justice, ni de la lettre du secrétaire d’État (ministre des Affaires étrangères) John Kerry, ni de la lettre Congressional Turkish Caucus (ce qu’on appellerait en France le groupe d’amitié États-Unis-Turquie). Demande rejetée. Me Geragos, qui n’aime pas se rendre, même pas à l’évidence, a ensuite tenté de présenter une note sur les prétendus liens entre la Turquie et l’État islamique (Daesch). Le tribunal lui a fait comprendre qu’il pouvait accrocher cette note au-dessus de son lit, ou en faire des cocottes en papier s’il le désirait, mais que cela n’avait, en tout état de cause, rien à voir avec l’assassinat d’un homme tué en 1982.
Après huit heures d’audience, il a été jugé que M. Sassounian représente encore, en 2015, un risque pour la société, et qu’il mérite d’autant moins de sortir qu’il n’a jamais voulu donner la moindre information à la justice sur ses complices et commanditaires.
Cette quatrième victoire judiciaire est d’autant plus appréciable qu’elle a eu lieu lors d’une année symbolique, les accusations de « génocide » étant la justification constante du terrorisme arménien depuis son retour, en 1973. Elle a été accueillie sur les sites arméniens des États-Unis et de France par un grand silence.

Maxime Gauin


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